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10-03-2010
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    Un peu d'histoire...

    Source SFPI (sfpi.asurtech.com) et Immat1901 (http://immat1901.free.fr)

    Tout débute le 14 août 1893 par un ordonnancement de la Préfecture de Paris qui stipule ceci : "Tout véhicule à moteur doit apposer une plaque métallique sur laquelle est inscrite de manière lisible le nom et l'adresse du propriétaire ainsi qu'un numéro d'autorisation. Cette plaque devra être fixée sur le coté gauche du véhicule et ne devra pas être cachée". Par ce texte, la France est le tout premier pays au monde à immatriculer ses véhicules.

    Mais c'est en 1900 que tout commence réellement. L'histoire se passe à Lyon, au parc de la tête d'Or plus exactement, où, les promeneurs se plaignent régulièrement du brassage de poussière effectué par les automobilistes qui circulent dans les allées. Une poussière à l'origine de tout car c'est ainsi que naît la première vraie plaque minéralogique. Elle n'est que temporaire car distribuée à l'entrée du parc et restituée à sa sortie.
    Mais, en juillet 1900, tous les automobilistes lyonnais reçoivent désormais un numéro d'immatriculation personnel. Les touristes, quant à eux subissent le même principe que pour le parc de la tête d'Or à savoir, recevoir un numéro lorsqu'on arrive à Lyon et le restituer en partant. La mesure est impopulaire mais Lyon étant un passage quasi-obligatoire pour les voitures à cette époque, il devient impossible d'aller contre.

    En septembre 1901, le système est généralisé à la France entière par un décret qui impose l'apposition d'une plaque visible de jour comme de nuit à l'avant et à l'arrière de tout véhicule pouvant dépasser la vitesse de 30 km/h (tout un programme...) Il se compose d'une série de chiffres de 1 à 999 puis d'une lettre qui correspond à un arrondissement minéralogique. L'arrondissement de Bordeaux hérite ainsi de la lettre B. La toute première immatriculation de l'arrondissement de Bordeaux est donc le 1-B, numéro qui sera attribué à une Panhard et Levassor type B1.

    En 1902, on accole à cette lettre, la lettre B. Ainsi Bordeaux immatricule de 1 à 999-BB. Cette lettre est remplacée en 1903 par un chiffre allant de 2 à 9.


    (c) Daniel Zimmermann

    (c) Club Bugatti France


    En 1909 il est décidé que les véhicules à vendre disposeront d'une lettre particulière. Seules les lettre J, Q et W étant encore disponibles, c'est le W qui sera adopté. Presque 100 ans après, il est toujours en vigueur...

    A partir de 1910 on passe sur une numérotation allant de 1000 à 9999. Ainsi, au 999-B9 succède le 1000-B en 1913. Par la suite, Bordeaux sera également identifié par la lettre P puis par la lettre K (voir la rubrique Informations datées).

    En 1928, le système minéralogique est remanié et désormais, l'arrondissement disparaît des plaques au profit du département. Un département se voit attribué une combinaison de deux lettres auxquelles il peut greffer un chifffre allant de 1 à 9.
    Ainsi la Gironde obtient les lettres GA et immatricule donc ainsi : de 1 à 9999 GA, puis de 1 à 9999 GA1, puis de 1 à 9999 GA2 et ainsi de suite jusqu'à GA9. Ayant atteind le 9999 GA9, la Gironde a ensuite obtenu les lettres GC.

    Le 1er avril 1950, les système est totalement remanié. il est toujours en vigueur aujourd'hui et doit s'éteindre au plus tard le 31 décembre 2020. Le principe consiste à numéroter les départements de 1 à 90. Un numéro séquentiel allant de 1 à 999 (9999 pour le département de la Seine qui correspond à Paris) est attribué suivi d'une lettre tournante et du numéro de département. C'est ainsi que la Gironde devient le département numéro 33 dans l'ordre alphabétique et que le numéro 1 A 33 est attribué à une Citroën Traction 11B noire immatriculée auparavant 6296NM5.
    Les départements d'Outre-mer sont codifiés durant l'été 1950 et l'Algérie encore française à cette époque adopte le système en 1951.


    Le 7 novembre 1950, le ministère des transports impose aux départements des Bouches-du-Rhône (13), de la Gironde (33), du Nord (59), du Rhône (69) et de la Seine-et-Oise (78) de numéroter de 1 à 9999 afin de palier au nombre trop élevé d'immatriculations risquant de vite saturer le système. C'est ainsi que, dès la série Q 33, la Gironde évolue 10 fois moins vite que les autres départements (voir rubrique pourquoi la Gironde est à la traîne ?)


    (c) Olivier76

    En août 1951, afin d'éviter les doublons avec l'ancien système, les départements 1 à 9 deviennent 01 à 09.
    En juillet 1954, le Pas de Calais (62) et la Seine-Inférieure (77) passent à leur tour à quatre chiffres.
    En juillet 1957, l'Algérie française remanie son système sous la forme 9A, 9B... qui correspond à un arrondissement minéralogique. Ainsi, pour Alger, la numérotation est de la forme 1234 A 9A.
    Le 1er janvier 1959, les plaques W et WW fonctionnant toujours sur l'ancien système minéralogique, adoptent le système actuel.

    En mars 1965, le redécoupage de l'Ile-de-France donne naissance aux départements 91 à 95. La mise en place de ces département se fera entre 1965 et 1967.
    A partir du 1er juin 1965, tous les département peuvent numéroter de 1 à 9999 mais c'est en avril 1966 qu'est décidée l'adoption des quatre chiffres pour tout le monde au passage de la série QA. Dans les années 80, bon nombre de départements n'ayant pas atteind cette série adopteront les 4 chiffres avec l'informatisation des données.
    En janvier 1972, le département de la Seine arrivant au 9999 ZZ 75, la décision de le faire suivre du 1 AAA 75 est prise. Pour ne pas dépasser 8 caractère sur la plaque, la numérotation se fera désormais de 1 à 999.
    Le 1er janvier 1976, la Corse est découpée en 2 départements. Le département 20 stoppe sa numérotation et devient donc 2A et 2B. La numérotation débute donc à 1 A 2A et 1 A 2B.


    (c) Olivier Riera

    Le 22 octobre 1976, Michel Poniatowsky alors Ministre de l'intérieur tente de mettre fin aux pratiques de réservation des petits numéros sur les plaques minéralogiques qui, à l'époque, permettent de bénéficier d'indulgence de la part des forces de l'ordre. La numérotation débute donc désormais à 11 et le numéro du département n'est plus attribué (impossible de voir un 33 EE 33 par exemple). Peine perdue, si cette mesure est toujours en vigueur, l'histoire est ainsi faite que nombre d'automobilistes réservent encore leur numéro et en tête au palmares figurent les numéros de 11 à 20. La différence, c'est que cela ne permet plus de bénéficier d'indulgences...

    Le 1er janvier 1992, c'est au tour des plaques domaniales d'être modifiées. Le 1er janvier 1993, les plaques reflectorisées (blanc à l'avant et jaune à l'arrière) sont rendues obligatoires. En octobre 1996, la possibilité d'y accoller l'Eurobande "F" est ajoutée et les plaques W et WW sont réglementées faisant disparaître les numéros écrits à la craie blanche sur un adhésif noir.

    Le 1er juillet 2004, le nouveau système national d'immatriculation fait son entrée sur les cyclomoteurs. Il sera généralisé aux automobiles en 2009. La fin d'une époque...

    Le 15 avril 2009, le nouveau système d'immatriculation SIV entre en vigueur pour les véhicules neufs. La numérotation débute à nouveau à 1 (à 001 pour être plus précis). Le système est désormais national et fonctionne sur 3 blocs composés de 2 lettres, un tiret, 3 chiffres, un tiret, 2 lettres. Les plaques sont blanches à l'avant comme à l'arrière. La numérotation part de droite à gauche c'est à dire en pratique que le tout premier numéro est le AA-001-AA puis AA-002-AA jusqu'à AA-999-AA puis AA-001-AB jusqu'à AA-999-ZZ et on enchaîne ensuite sur AB-001-AA jusqu'à ZZ-999-ZZ. A préciser que le système est annoncé pour durer 70 ans. L'heureux détenteur du AA-001-AA est le directeur Mazda automobiles et le véhicule est une Mazda 6 FastWagon 2.0 MZR 147ch Elégance couleur Crystal White Pearl (blanc). Il est suivi par une moto Yamaha YBR-125 immatriculée AA-002-AA. Ce système met fin au système départemental mais, comme la france ne fait jamais rien comme les autres, il est obligatoire d'apposer sur la plaque un numéro de département surmonté du logo de" la région qui y est associée. Comme le département n'entre plus dans la composition du numéro, libre choix est laissé à chacun d'apposer le département qu'il veut, reste que c'est obligatoire, donc il faut bien faire son choix.... D'autre part, le numéro étant national, il est attribué à vie au véhicule, de sa mise en circulation à sa destruction (ou son départ définitif du territoire national). Ce nouveau système voit naître également une nouvelle carte grise et surtout la disparition des immatriculations provisoires en WW, le numéro d'immatriculation définitif étant donné directement lors de la vente du véhicule. Dans un premier temps, le système SIV est distribué aux véhicules neufs. Au 15 octobre 2009, il se généralise à tous les véhicules dès lors qu'un changement doit être effectué sur la carte grise (cession, vente, changement de domicile...).